sunshine&clouds

lala.

06 avril 2008

if we stop dreaming now, lord knows we'll never clear the clouds

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Je ne me souviens plus trop ni pourquoi ni comment. On oublie trop, il faudrait avoir une malette à souvenirs pour tous les y disposer. Et l'ouvrir de temps en temps pour se remémorer les belles choses. Les mauvaises, on les garde pour... quand on sera assez saouls pour en rire. Voire même on les cache le plus possible dans le double-fond de la malette. Il ne faut pas les oublier mais savoir qu'ils sont là. Parce que se souvenir c'est chérir son passé et ne pas être amère lorsque la mort sera là, vêtue de noir, aux pieds de notre lit.

" Horloge! dieu sinistre, effrayant, impassible,
Dont le doigt nous menace et nous dit: "Souviens-toi!"
(...)
Les minutes, mortel folâtre, sont des gangues
Qu'il ne faut pas lâcher sans en extraire l'or!
"

Et je devrais arrêter de citer Baudelaire à tout bout de champ. Dans une autre vie, je devais être sa jumelle. Ou sa soeur ou sa mère ou son amante. Ou sa malette à souvenirs.

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09 février 2008

«Par des citations on affiche son érudition, on sacrifie son originalité.»

nerfs nerfs nerfs nerfs nerfs nerfs
nerfs nerfs nerfs nerfs nerfs nerfs
nerfs nerfs nerfs nerfs nerfs nerfs
nerfs nerfs nerfs nerfs nerfs nerfs
nerfs nerfs nerfs nerfs nerfs nerfs
nerfs nerfs nerfs nerfs nerfs nerfs
nerfs nerfs nerfs nerfs nerfs nerfs
nerfs nerfs nerfs nerfs nerfs nerfs
nerfs nerfs nerfs nerfs nerfs nerfs
nerfs nerfs nerfs nerfs nerfs nerfs
nerfs nerfs nerfs nerfs nerfs nerfs
nerfs nerfs nerfs nerfs nerfs nerfs
nerfs nerfs nerfs nerfs nerfs nerfs
nerfs nerfs nerfs nerfs nerfs nerfs
nerfs nerfs nerfs nerfs nerfs nerfs
nerfs nerfs nerfs nerfs nerfs nerfs

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01 janvier 2008

J'ai perdu mon allégresse,Sur des bateaux de conquêtes.J'ai perdu,par leur vitesse,Quelque chose que,dans mon cœur,Je regrette.


dimanche 9 décembre

"
 L'insomnie me guette. Je la sens s'immiscer dans chacun de mes os, de mes muscles, dans les pores de ma peau. L'insomnie brouille mon regard, anesthésie mon cerveau et m'assèche la gorge.
Je sais que je vais tourner, tournez, tournez dans ce lit familier, mien, que j'ai quitté le temps d'une nuit. Un lit familier dans un espace inconnu qui n'est pas mien. Je n'ai pas de maison. Le plafond est noir,  pourtant,  partout où je vais. Ce noir impénétrable. Des flashs de lumière parfois provoqués par des clignements d'yeux, illusions d'une lueur.
Je me réveille d'un cauchemar; on m'étranglait. Je ne sais pas où je suis. L'espace d'une seconde la panique est là, je ne sais plus qui je suis. Puis les pensées tournent, tournent, tourbillonent et le vertige fait place à la nausée. Aux pleurs. Ecoeurement: pleurs de solitude occasionnés par des abandons successifs. Déboussolement quant à l'espace, le Nord et le Sud, aucune attache. Le bâteau tangue. Le vent se lève. La tempête.
Les mots que je n'ai pas compris, que je ne comprends pas, ceux de la journée, me reviennent; ils m'assaillent et je croule sous les décombres de mon impuissance face à leur pouvoir tyrannique, réussissant à anéantir toutes les croyances en ma faculté quant à les dominer et à savoir les faire danser. Les mots ne dansent plus pour moi, ils se meuvent de gestes saccadés, expansifs et incontrôlés, maîtres de leur volonté propre, insolents.
Mes yeux se ferment et s'ouvrent, les paupières frémissent sous les coups des mots. Recroquevillée, j'attends la lumière. Et le drap le plus doux me paraît rêche et incandescent, d'un feu cependant éteint. Sensation d'étouffement continu qui rappelle l'étranglement, étrangement je n'ai plus peur, je panique. Il fait trop chaud, il fait trop froid. Je ne sais pas où j'habite. (...)
J'attends la douce lueur de l'aube qui caresse la peau malade, gisant entre les draps, nue. La lumière qui non pas éblouie et crispe, qui révèle les cauchemars et les laideurs de la nuit, mais bien celle qui guérie.
J'attends, il fait encore noir. Un froissement d'ailes au dehors, me fige. "



Le cauchemar n'est pas fini,  pourtant, un espoir. Des espoirs. Peut-être même des projets, bientôt à l'oeuvre. Certes c'est toujours la même rengaine, certes. Malgrè ce sentiment d'impuissance, impuissance mêlée d'amertume et de regret, les années passées derrière moi témoignent du travail réussi à effectuer sur moi-même. La vie est un combat, j'en suis persuadée, à la fois à mener contre le monde, les autres et soi-même. Je ne suis pas une guerrière, je suis faible, lâche et frêle, je pose les armes excessivement rapidement.  Et pourtant, vous savez, tant que cette alchimie complexe et subtile que j'aime tant, inhérente à la Vie persistera, je continuerai à signer des armistices, à déclarer d'autres guerres et à panser les plaies des autres, tout en espérant que d'autres panseront les miennes.

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13 décembre 2007

chambre rouge, chambre noire


cire_feuilles



On ira dans tous les déserts
On ira danser sous les mers
Et on verra pourrir nos yeux tendres
Sous les lumières blanches

Noir DésirOù Veux-tu Qu'je R'garde?



Il y a des morcaux de vers qui me reviennent parfois, et sans y prendre garde je me perds en eux. C'est comme regarder, longtemps regarder une table éclairée par la lumière du soleil et s'éblouir. Des morceaux de verre tranchants épars sur la carrelage qui fascinent et blessent. Déjà je faiblis, déjà je vascille.

Tout cela n'est qu'un immense brouillon si vide.

Posté par EtoileAbsinthe à 18:06 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

30 octobre 2007

suivez le fil

evu_my_secret_garden_06
(par Ellen von Unwerth)

J'aime bien l'élitisme. C'est un mot à la mode en plus. Et puis la nuance, le "je ne sais pas j'aime bien, peut-être que", c'est chiant et franchement ennuyeux. Barbant. Emmerdant. Nul. Comme vous voulez. Pas besoin de nuancer, car alors on n'est pas loin de l'hypocrisie.
J'aimerais bien avoir les cheveux longs et ressembler à une femme. Qui porte du rouge à lèvres et des talons. Qui sent bon dans le creux du cou et porte des soutiens-gorge en dentelles. Il y a des filles qui naissent filles. D'autres qui deviennent femmes, comme le dit Simone (de Beauvoir nrdl). Et d'autres qui restent filles. Quant aux filles qui naissent garçons c'est une autres histoire.
Je suis donc née fille. A 5 ans je portais du rouge à lèvres rouge, et j'assumais. Pourquoi aujourd'hui ne puis-je porter ce rouge-là sans me sentir traquée, montrée du doigt, jugée? La société, l'adolescence, la mauvaise teinte de rouge à lèvres qui me fait ressembler à une drag queen? (les trois) Ou, pour résumer, mon côté Jean-Jacques Rousseau, cf Les Confessions (= "tout le monde est contre moi, je suis persécuté").
J'aimerais bien avoir les cheveux longs aussi. Et ne pas me sentir vieille et terne et moche avec ces cheveux-là. Accepter l'épis et se mouvoir avec, naturellement, en toute classe. Enfin, assumer ses imperfections quoi. Ses défauts. Le fait de ne jamais atteindre la perfection, comme toute mannequin qui se respecte, être humaine. Un assemblage d'imperfections qui forme un tout, à prendre ou à laisser.
J'aimerais bien ne pas ressembler à toutes ces filles qui se rassemblent à la récréation pour aller fumer. Elles ne savent pas fumer avec classe. On ne distingue personne parmis cet amalgame de coiffures lissées, brushées, colorées et c'est comme si ces corps n'étaient là que pour se montrer, comme les autres et faire bonne figure.
Alors je suis élitiste. Je choisis parmis la masse, soigneusement. Et je snobe cette masse autour, une fois ma sélection faite.
Non.
Ca ne se passe pas comme ça. Je ne choisis personne, je ressens. Et c'est pareil pour tout. Les livres, les disques, les films. Les goûts des autres m'inspirent mais je ne garde que ce qui m'interpelle. C'est comme ça qu'on est censés se forger un univers, une personnalité. Pourquoi ne peut-on jamais se sentir soi ? Parce-qu'à la fois nous sommes et nous serons. C'est comme un rêve, j'ai l'impression d'avoir déjà écrit cela.

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19 octobre 2007

la vie esthétique

LOVE

Changement de saison. Les couleurs se délavent pour ne plus laisser qu'une vague brume grisâtre, tenace.
Les jours sont tristes, parfois, alors on rêve. On cherche la beauté dans chaque image, chaque lumière, chaque son. Image de feuilles désséchées à terre, lumières des fenêtres éclairées la nuit tombée et le lyrisme de In Rainbows, Radiohead. L'album le plus beau qu'il m'a été donné d'écouter cette année... Cette année? Attends, l'année se finit..., elle ne vient que de commencer? Tout file sous mes yeux.
Les visages défilent, se succèdent mais au final, ce sont toujours les même qui persistent là, dans cette boîte crânienne. La rétine n'imprime que ce qui attire son regard et le langage ne renvoit que de douces notes ou se tait.  Ecrire toute la journée, se pencher sur des lignes, attise le désir de créer à nouveau ou tout du moins de retrouver le contact avec les objets, les choses et de les faire siennes. Cela passe par un blog  mais surtout par la photo. J'aimerais pouvoir peindre. Voilà mon tableau: une eau verte fluo coule dans les liquides multicolores, flamboyants, aucun de se mélange et tous se déversent dans une bouche unique, ouverte et ouverte, de profil. Les yeux sont clos.
Freud?
J'invente ici un nouveau mouvement: le lyrique non-sens.

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23 septembre 2007

dead leaves and the dirty ground

Je crois qu'il y a un manque. Un manque que je guette tous les jours, à la recherche de son origine et de sa nature. Je ne sais plus où donner de la tête, par quoi commencer, je veux être ici je veux être là-bas et je ne me retrouve nulle part en fin de compte. Chaque jour se ressemble, chaque jour se suit, à l'infini. Les lumières du tram le matin, la foule compacte de sacs à dos, de serviettes, Metro, Sophie, fraîcheur, bâtiments, sonneries. Cette liberté qui reste conditionnelle et qui me frustre. C'est toujours lorsque ma tête bouillonne d'idées, d'enthousiasme, qu'il faut que je sois bridée par les impératifs. 
J'aligne des mots, maladroitement, je veux m'appliquer, je m'applique tellement que me mettre à l'oeuvre me fait peur. Un petit côté perfectionniste irritant. Et puis ce doute, en allers et retours, cette humeur instable et inconstante; presque maladive. J'ai l'impression d'être encore en période de test, et le jugement à venir m'inquiète au plus au point. Je ne sais pas si l'exigence est faite pour les sensibles susceptibles comme moi.
Il y a des yeux que je cherche et que je ne trouve pas, encore une fois, incapacité à faire la part des choses entre réalité et rêveries. Et pourtant l'automne est là, les feuilles qu'on foule et les paysages ambrés. Une paix de l'âme, pour un court instant, bien mérité.
   

Posté par EtoileAbsinthe à 11:15 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

08 septembre 2007

violence etc



( Zabou Breitman - "Violences Conjugales" )


 

Posté par EtoileAbsinthe à 11:47 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 août 2007

once and for all

Migraine, tambour puissant qui tape fort là où ça blesse. Je n'aime pas qu'on me parle du passé, qu'on le ressasse sans cesse, en boucle sans interruption, une cassette mise en mode repeat, une voix stridente entêtante dont on ne souhaite que la mort. Rembobinage jusqu'à l'enfance. Tu te souviens tu te souviens, oui il est mort il est mort. Pourquoi ne pas évoquer ces instants heureux qui, bien qu'ils puissent nous manquer cruellement, semblent si apaisants face à ces circonstances funèbres et la culpabilité amère dont chacun est hanté mais qui n'a plus de sens. Il faut vivre avec.

(interruption. départ imminent. à bientôt en septembre)

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10 août 2007

solution

De retour, pour combien de temps je ne sais pas. J'avais prévu de remplir quelques questionnaires niais pour égayer ces jours pluvieux qui me semblent ne faire qu'un, comme si on avait rétréci le mois d'août en un seul jour et qu'on l'avait gonflé d'eau au maximum. Mais non finalement c'est chiant de remplir des cases de choses dont on ne sait plus si on les aime vraiment ou si on fait semblant de les aimer pour avoir de la personnalité, du goût, se distinguer ou ressembler à. Et puis, j'aime les jours gris et pluvieux, j'en profite pour aller au cinéma, me gaver de lecture encore et toujours (merci les études supérieures), confectionner de bons gâteaux pour accompagner nos thés, revoir le layout de mon blog (voir ci-contre), penser à toutes les photos que je pourrais faire quand il fera soleil, etc. La pluie est l'amie de la fainéantise et du coocoonage, activités que j'aime aussi pratiquer aux heures où je suis censée faire autre chose :).
Je suis donc allée  au cinéma hier,  voir Persepolis, l'adaptation cinématographique des bande-dessinées de Marjane Satrapi réalisée par Marjane Satrapi elle-même et Vincent Paronnaud. C'est un film d'animation en noir et blanc principalement qui raconte l'enfance et l'adolescence de Marjane en Iran où la lutte pour la république et la liberté est rude. C'est un film que j'ai trouvé à la fois poétique, drôle, mais surtout très émouvant, j'avoue avoir versé quelques larmes hum hum. Je crois que les thèmes abordés y sont beaucoup pour mon émotion, des thèmes qui me touchent: la liberté, l'exil, la solitude et la différence.Tout est abordé de façon à la fois sérieuse et ludique. On a trop tendance à oublier ce qu'on a de plus précieux et qui en temps de guerre fait cruellement défaut, Persepolis nous les rappelle sans nous faire culpabiliser de parfois les oublier. Persepolis se range donc parmis mes films préférés sans aucune difficulté. (ah et puis vu qu'on est au XXIème siècle, Persepolis a un myspace avec des vidéos qui résument les différentes étapes de la fabrication du film et des explications des réalisateurs)
Il devrait pleuvoir plus souvent.

Posté par EtoileAbsinthe à 14:37 - pupilles dilatées - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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